Leave Your Message

L'UE a finalement pris la parole. Elle a clairement indiqué que le CBD issu du chanvre n'est pas un stupéfiant et qu'il s'agit d'un ingrédient légitime pouvant faire l'objet d'un commerce libre entre les États membres.
Nouvelles
Actualités Catégories
Actualités en vedette

L'UE a finalement pris la parole. Elle a clairement indiqué que le CBD issu du chanvre n'est pas un stupéfiant et qu'il s'agit d'un ingrédient légitime pouvant faire l'objet d'un commerce libre entre les États membres.

2025-03-25

Récapitulatif des événements

L'Agence nationale portugaise des médicaments et des produits de santé (Infarmed) a présenté des arguments convaincants selon lesquels le CBD extrait de la résine, de la teinture ou de l'extrait de Cannabis La plante est considérée comme un stupéfiant en vertu de la réglementation européenne. Infarmed a déclaré qu'il est « fréquemment erroné » de supposer que le CBD est un ingrédient autorisé dans les cosmétiques simplement parce qu'il figure dans la base de données CosIng. L'agence affirme que l'inclusion d'un ingrédient dans la base de données CosIng n'implique pas automatiquement son autorisation. Seul le règlement (CE) n° 1223/2009 relatif aux produits cosmétiques fait foi en la matière.

WeChat image_20250325135539.png

En réalité, l'interprétation d'Infarmed contredit directement un arrêt de 2020 de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE). La CJUE a statué que le CBD n'est pas un stupéfiant et ne devrait pas faire l'objet de restrictions à la libre circulation entre les États membres de l'UE.

L'autorité de réglementation portugaise a été largement critiquée pour avoir retiré plusieurs produits cosmétiques contenant cannabidiol Le retrait du CBD du marché constitue une violation flagrante du droit européen relatif à la libre circulation des produits et marchandises à base de CBD. Cette décision a suscité une vive inquiétude au sein du secteur.

La Commission européenne a reconnu un manque de consensus entre les États membres et l'absence de pratiques harmonisées.

La clarification de la Commission s'appuie sur l'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) de 2020 dans l'affaire C-663/181, relative aux cigarettes électroniques (Kanavape). Dans cette affaire, la CJUE a jugé que le CBD, qu'il soit synthétisé ou extrait de la plante entière, n'est pas un stupéfiant. La Commission européenne a déterminé que le CBD issu du chanvre industriel, ainsi que le CBD de synthèse, ne sont pas soumis à l'article 306 de l'annexe II du règlement (CE) n° 1223/2009 et ne sont donc pas considérés comme des substances interdites dans les produits cosmétiques.

L'arrêt de la CJUE s'appuie sur la Convention des Nations Unies de 1961, qui stipule clairement que le CBD extrait du cannabis sativa, y compris ses fleurs, ne présente pas les caractéristiques d'un stupéfiant. La CJUE précise également que la vente de produits à base de CBD légalement produits dans un autre État membre ne peut être interdite entre les États membres de l'UE en l'absence de preuves scientifiques de leur nocivité potentielle.

L'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne dans l'affaire Kanavape a été crucial. Il a créé un précédent en statuant que les États membres, comme le Portugal, ne peuvent interdire la vente de CBD produit légalement dans un autre pays de l'UE.

La Direction générale portugaise de la réglementation des produits alimentaires et vétérinaires pour le chanvre industriel a admis que le CBD représente actuellement son principal défi. Malgré les affirmations des producteurs de hanja selon lesquelles ils utilisent la plante entière et malgré l'autorisation de l'extraction du CBD dans plusieurs pays, le Portugal a interdit la culture des fleurs de hanja et l'extraction du CBD, faute de fondement scientifique permettant de protéger la santé publique.

En réponse, la Commission européenne a clairement indiqué que toute restriction à la commercialisation de produits cosmétiques contenant du CBD issu de l'orge hanséatique doit être dûment justifiée et ne doit pas excéder ce qui est nécessaire pour garantir la sécurité des consommateurs. La Commission européenne a également précisé qu'en raison des différents désaccords concernant le CBD issu de l'orge hanséatique (et notamment la question des résidus de THC), elle a demandé au Comité scientifique pour la sécurité des consommateurs (CSSC) de réaliser une évaluation scientifique de l'innocuité du CBD dans les produits cosmétiques, incluant la définition des seuils de résidus de THC acceptables dans le produit final.

La Commission européenne a également clairement indiqué qu'il n'existe aucun consensus entre les États membres de l'UE sur la réglementation du CBD dans les cosmétiques et qu'il n'existe actuellement aucune approche harmonisée.

Le Comité scientifique de l’UE pour la sécurité des consommateurs (CSSC) a lancé une évaluation scientifique de l’innocuité du CBD dans les cosmétiques en juin 2023. La consultation publique relative à cette évaluation est ouverte jusqu’en septembre 2024, période durant laquelle des données scientifiques pertinentes seront recueillies. Le CSSC a accepté de mener une étude approfondie et son avis final est attendu dans un délai de 15 mois (soit en avril 2026).

La Commission européenne a confirmé que de futures initiatives réglementaires sont prévues pour harmoniser et coordonner la réglementation du CBD issu du chanvre dans les cosmétiques au sein de l'UE. Cependant, la mise en œuvre de ces initiatives est subordonnée aux conclusions de l'étude du SCCS.